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Rencontre de deux mains
Chercheuses d’étoiles,
Dans les entrailles de la nuit !
Dans quelle immense pression
leurs blancheurs se sentent immortelles !

Douces, elles oublient toutes deux
leur recherche inquiète
et trouvent un instant
dans leur cercle fermé
ce qu’elles cherchaient seules-.
Résignation de l’amour
infinie comme l’impossible !

Juan Ramon Gimenez
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Dans la nuit il y a les merveilles du monde.
Dans la nuit il n'y a pas d'anges gardiens 
mais il y a le sommeil. 
Dans la nuit il y a toi. 
Dans le jour aussi. 

Robert Desnos (Les espaces du sommeil)

 

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Le sommeil a pris ton empreinte
Et la colore de tes yeux.

Paul Eluard (Recueil : Capitale de la douleur - L'amour la poésie)

 

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C'était un homme fait pour lire, pour marcher à grands pas, pour faire l'amour, pour se taire, ce n'était pas un homme fait pour tout le monde. 

Françoise Sagan (La chamade)

 

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Dans l’eau de la claire fontaine

Dans l'eau de la claire fontaine
Elle se baignait toute nue.
Une saute de vent soudaine
Jeta ses habits dans les nues.

En détresse, elle me fit signe,
Pour la vêtir, d’aller chercher
Des monceaux de feuilles de vigne,
Fleurs de lis ou fleurs d’oranger.

Avec des pétales de roses,
Un bout de corsage lui fis.
La belle n’était pas bien grosse :
Une seule rose a suffi.

Avec le pampre de la vigne,
Un bout de cotillon lui fis.
Mais la belle était si petite
Qu’une seule feuille a suffi.

Ell’ me tendit ses bras, ses lèvres,
Comme pour me remercier...
Je les pris avec tant de fièvre
Qu’ell’ fut toute déshabillée.

Le jeu dut plaire à l’ingénue,
Car à la fontaine, souvent,
Ell’ s’alla baigner toute nue
En priant Dieu qu’il fît du vent,

Qu’il fît du vent...

Georges Brassens

 

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J'ai la certitude qu'à cet instant précis, nous représentions l'un pour l'autre l'univers tout entier. Je posais ma joue sur sa main et ne désirais rien d'autre. Le bonheur n'avait pas d'autre visage.

Gaëlle Josse (Les heures silencieuses)
 – avec Liza Koskas.

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Il leur arriva ce qui arrive à un homme et une femme entre qui s'installe le feu. Très vite, ils ne se rappelèrent plus avoir connu autrefois le plaisir, ils oublièrent les limites de leur propre corps et les termes de pudeur ou d'audace devinrent aussi abstraits l'un que l'autre. L'idée qu'ils devraient se quitter, dans une heure ou deux, leur semblait d'une immortalité révoltante. Ils savaient déjà qu'aucun geste de l'autre ne saurait jamais être gênant, ils murmuraient en les redécouvrant les mots crus, maladroits et puérils de l'amour physique et l'orgueil, la reconnaissance du plaisir donné, reçu, les rejetaient sans cesse l'un vers l'autre. Ils savaient aussi que ce moment était exceptionnel et que rien de mieux ne pouvait être donné à un être humain que la découverte de son complément. Imprévisible, mais à présent inéluctable, la passion physique allait faire - de ce qui aurait pu être, entre eux, une passade - une véritable histoire. 

Françoise Sagan (La chamade)

 

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Mais il savait une chose, une seule chose, triste et belle : c'est qu'il allait vieillir, bien sûr, et finir par mourir un jour, mais jamais l'amour qu'il portait à cette femme ne mourrait, et pas davantage ce visage endormi sous la glace ne vieillirait.

Maxence Terminé (Neige)
 

 

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Quand je ne serai plus qu'une cendre glacée,
Quand mes yeux fatigués seront fermés au jour,
Dis toi, si dans ton coeur ma mémoire est fixée : 
Le Monde a sa pensée, 
Moi j'avais son amour !

Victor Hugo (Lettre à Juliette Drouet - 31 décembre 1851)

(Enterrée au cimetière nord de Saint-Mandé, elle a voulu que fussent gravés sur sa tombe des vers que Hugo lui avait adressés)

 

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Quand une femme est pour nous l'être d'élection, de charme constant, de séduction infinie, la caresse devient le plus ardent, le plus complet et le plus infini des bonheurs.

Guy de Maupassant (Les Caresses -1883)

 

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C'est maintenant que je t'aime. 
Je croyais vous aimer, quand vous n'étiez qu'un fantôme chargé de mes désirs. 
Maintenant, tu es la chair où j'ai mis mon âme.

Anatole France (Le lys rouge)

 

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Mon ami,
Si la poésie naît de ces moments précieux où la solitude est effacée par le murmure des rêves partagés, ou bien de ces heures furtives où les pensées se mêlent ou s’épanouissent dans la chaleur des confidences, alors mes mains, comme les vôtres sont pleines de fleurs.

Anaïs Nin

 

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Tu n’as d’autre religion que l’amour, ma belle païenne, et j’entends que tu ne la renies jamais ! Parce que moi, je suis prêt à tout rejeter, tout abandonner pour ta seule possession et c’est pourquoi je veux t’emporter avec moi ! Notre vie ne sera qu’aventure et passion ! Je bâtirai un royaume dont tu seras reine ! Je te couvrirai de fourrures rares et de l’or des Amériques. Les peuples sauvages de là-bas se prosterneront à tes pieds et parce que nous serons enfin libres, tu ne seras plus jamais qu’à moi ! Plus jamais, Marie…

Juliette Benzoni (Marie des passions, Tome 2)

 

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Et s’il faut te suivre jusqu’au gouffre, je te suivrai.
Tu n’es pas la passante, mais celle qui demeure. La notion d’éternité est liée à mon amour pour toi. Non, tu n’es pas la passante ni le pilote étrange qui guide l’aventurier à travers le dédale du désir. Tu m’as ouvert le pays même de la passion. Je me perds dans ta pensée plus sûrement que dans un désert. Tu n’es pas la passante, mais la perpétuelle amante.

Robert Desnos (La liberté ou l’amour)

 

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Qu'est ce qu'un baiser ? 
Un souffle, une douceur légèrement humide, la palpitation de deux lèvres, un élan de tendresse ou d'amour déposé au coin d'une joue, d'une lèvre ou même sur tout le corps de l'autre. 
Un instant arrêté aussi éphémère que la rosée d'une émotion. 
Un baiser c'est comme le clin d’œil d'une étoile dans l'immensité du cosmos ; c'est bon comme la mie d'un pain doré par l'amour. Aussi la vie d'un baiser est-elle très courte, même si chaque baiser paraît contenir chaque fois une part d'éternité. 

Jacques Salomé (Contes à aimer, contes à s'aimer)

 

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L'orage d'une robe qui s'abat

L'orage d'une robe qui s'abat 
Puis un corps simple sans nuages 
Ainsi venez me dire tous vos charmes 
Vous qui avez eu votre part de bonheur 
Et qui pleurez souvent le sort sinistre de celui qui vous a rendue si heureuse
Vous qui n'avez pas envie de raisonner 
Vous qui n'avez pas su faire un homme 
Sans en aimer un autre

Dans les espaces de marées d'un corps qui se dévêt 
A la mamelle du crépuscule ressemblant 
L'oeil fait la chaîne sur les dunes négligées 
Où les fontaines tiennent dans leurs griffes des mains nues
Vestiges du front nu joues pâles sous les cils de l'horizon 
Une larme fusée fiancée au passé 
Savoir que la lumière fut fertile 
Des hirondelles enfantines prennent la terre pour le ciel

La chambre noire où tous les cailloux du froid sont à vif 
Ne dis pas que tu n'as pas peur 
Ton regard est à la hauteur de mon épaule 
Tu es trop belle pour prêcher la chasteté

Dans la chambre noire où le blé même 
Naît de la gourmandise

Reste immobile 
Et tu es seule.

Paul Eluard (La rose publique - 1933)

 

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Elle sait bien que les choses arrivent quand les corps, méthodiques, survivent à leurs conséquences : un geste, ce geste, des doigts le long de sa nuque.

Louise Dupré (Chambres)

 

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La sexualité, l’érotisme, ça ne s’exhibe pas, ça se passe dans une sorte de nuit, c’est une cérémonie secrète, une messe noire et rouge ; quelque chose plutôt de rouge, noir, et or, quelque chose de lyrique. Il y a des sentiments faits pour rester secrets : l’abandon, la défaite, ce visage parfaitement nu qu’on ne peut maîtriser dans le plaisir.

Françoise Sagan (Je ne renie rien - Entretiens 1954-1992)
 

 

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Ne parle plus. Ne pense plus. Laisse ta main se promener sur moi. Laisse-la être heureuse toute seule. Tout redeviendrait si simple si tu laissais ta main seule m'aimer. Sans plus rien dire.

Jean Anouilh (Eurydice - 1942)
 

 

 

Citations, poésie et jolis mots

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♪♫♪♫ -  Herbert Léonard - Quand tu m'aimes ...

 

Fébrilement je t'attends 
Je suis en manque de toi 
Je me languis de ton parfum 
Sentir ta bouche effrontée 
Épouser tous mes rêves 
Dans un délicieux va et vient 
Retenir nos élans 
Pour que la nuit 
N'en finisse pas 
Tout oublier 
Sous mes doigts impatients 
Trouver ta voie sacrée 

Je n'ai qu'un pays 
Celui de ton corps 
Je n'ai qu'un péché 
Ton triangle d'or 
Je découvre en toi 
Toutes les audaces 
Quand tu m'aimes 

Lorsque tu dénoues 
Tes jupons soyeux 
Moi je m'engloutis 
Au fond de tes yeux 
Ta gorge étincelante 

 

Tes buissons secrets 

 

Quand tu m'aimes 

Je ne pense plus qu'à me perdre 
Au plus profond de toi 
Et ta peau manque à ma peau 
J'ai perdu le sommeil 
Et je n'arrive plus à travailler 
Je n'en peux plus 
Je paie le prix que paie 
Le vice à la vertu 

Je n'ai qu'un pays 
Celui de ton corps 
Je n'ai qu'un péché 
Ton triangle d'or 
Je découvre en toi 
Toutes les audaces 
Quand tu m'aimes 

Je souscris à tous 
Ces plaisirs sublimes 
Et soudain tu trouves 
La caresse ultime 
Qui arrache en moi 
Un cri de victoire 
Quand tu m'aimes

 

 Je n'ai qu'un pays 

Celui de ton corps 
Je n'ai qu'un péché 
Ton triangle d'or 
Je découvre en toi 
Toutes les audaces 
Quand tu m'aimes 

Lorsque tu dénoues 
Tes jupons soyeux 
Moi je m'engloutis 
Au fond de tes yeux 
Ta gorge étincelante 

 

Tes buissons secrets 

 

Quand tu m'aimes 

 

Je souscris à tous 
Ces plaisirs sublimes 
Et soudain tu trouves 
La caresse ultime 
Qui arrache en moi 
Un cri de victoire 
Quand tu m'aimes